Oïmiakon, un marathon à -55°C

Par : Laurent MATHIEU - mercredi 17 janvier 2024 - source : life in yakutia Par : Laurent MATHIEU - mercredi 17 janvier 2024
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Oïmiakon, un marathon à -55°C

Oïmiakon, un marathon à -55°C

Par : Laurent MATHIEU - mercredi 17 janvier 2024 - source : life in yakutia # chat_bubble

Oïmiakon, un marathon à -55°C

Courir un marathon sous une température pouvant atteindre les -55°C, c'est le défi extrême du marathon 'Cold Pole - Oïmiakon' couru le week-end dernier en Iakoutie, une région de Sibérie.

Courir un marathon représente déjà en soi une très belle performance, mais lorsque le thermomètre flirte avec les -55°C, on peut parler de véritable exploit !

Ils étaient pourtant 38 athlètes russes à relever le défi le weekend dernier à l'occasion de la sixième édition du  marathon d'Oïmiakon, le 'Cold Pole - Oymyakon'. Une aventure exceptionnelle dans l'un des endroits les plus froids du monde.

Oïmiakon, le village le plus froid du monde

Bienvenue à Oïmiakon, la ville la plus froide du monde : https://www.youtube.com/watch?v=q1maL7N5pIg
Iakoutie est une région de la république de Sakha, située en Sibérie et rattachée à la fédération de Russie. Sa capitale, la ville de Iakoust compte 925 000 habitants et son territoire est six fois plus grand que la France. L'endroit est célèbre pour avoir enregistré la température la plus basse jamais enregistrée, -71,2°C, dans un endroit habité, à Oïmiakon.

Oïmiakon : départ du marathon

Le départ a été donné à 6h du matin à Oïmiakon avec une température de -55°C, avec comme objectif pour les 38 coureurs russes présents de rallier le village de Tomtor.

Les coureurs étaient accompagnés d'une équipe médicale, notamment pour éviter les engelures. Chez les hommes le vainqueur se nomme Konstantin Dragunov, il a terminé en 3 heures et 7 minutes. Pourtant rien n'a été facile pour cet étudiant de 24 ans, qui a failli se perdre sur le parcours, bien que natif de la région, et qui a confessé avoir failli perdre connaissance aux alentours du 35e kilomètre.

Chez les femmes, la gagnante est Isabella Borisova, une infirmière de Ia région, bien soutenue par les spectateurs présents tout au long du parcours.

Pour se rendre compte de la difficulté de l'épreuve, le témoignage de Alisa Matveeda, une participante du semi-marathon, est éloquent : 'C'est une expérience effrayante car jusqu'à présent la température la plus basse à laquelle je m'étais entraînée était de -20°C à Moscou. J'ai eu du mal à courir durant les 10 premiers kilomètres. Ensuite, c'était plus facile, parce que j'avais compris comment respirer. Je devais également penser à retirer régulièrement la glace de mes yeux qui en étaient couverts. Je suis vraiment contente d'avoir porté un masque thermique et des semelles chauffantes.'

 



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