Eliud Kipchoge : «Boston est toujours dans un coin de ma tête»

Par : Laurent MATHIEU - mercredi 28 juin 2023 - source : AFP Par : Laurent MATHIEU - mercredi 28 juin 2023
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Eliud Kipchoge : «Boston est toujours dans un coin de ma tête»

Eliud Kipchoge : «Boston est toujours dans un coin de ma tête»

Par : Laurent MATHIEU - mercredi 28 juin 2023 - source : AFP # chat_bubble

Eliud Kipchoge : «Boston est toujours dans un coin de ma tête»

Dans une interview accordée à l'AFP, Eliud Kipchoge évoque son échec à Boston, la lutte contre le dopage, ainsi que son grand objectif : remporter le marathon olympique de Paris.

A bientôt 39 ans, Eliud Kipchoge approche sans doute de sa fin de règne, comme le laissent présager sa 6e place à Boston et la montée en puissance de son compatriote kenyan Kelvin Kiptum (23 ans), vainqueur du marathon de Londres en avril, en 02:01:25, soit le deuxième meilleur temps de l'histoire, à seulement 16 secondes du record du monde détenu par Kipchoge depuis le marathon de Berlin 2022.

Considéré comme le plus grand marathonien de l'histoire, fait parti du club très fermé des doubles vainqueurs du marathon olympique avec l'Éthiopien Abebe Bikila (1960, 1964) et l'Allemand Waldemar Cierpinski (1976, 1980). Un troisième titre le ferait définitivement entrer dans la légende de l'athlétisme.

Désormais concentré sur cet objectif, il a toujours en tête son échec de Boston : « J'essaie d'oublier ce qui s'est passé à Boston. C'est toujours dans un coin de ma tête, l'esprit est toujours traversé par certaines choses, mais j'ai confiance que ce soit parti [...] Ce qui s'est passé est passé ». Concernant la raison de cette contre-performance, il évoque sans s'étendre un problème à un ischio-jambier, et balaye l'explication du parcours vallonné (comme le sera celui de Paris 2024) : « Ce n'est pas vraiment une préoccupation, mais je respecte l'avis de chacun. Je pense que c'était une mauvaise journée. J'ai hâte d'être à l'année prochaine. [...] Tout le monde peut écrire ce qu'il veut, je ne le contrôle pas. Mais je me connais.»

Sans langue de bois lorsque l'on aborde le sujet du dopage, il n'hésite pas à prendre position : « Le dopage est présent. [...]. Il faut tout mettre dans les contrôles. Je pense que les tests jouent à 80 % et la sensibilisation ne joue qu'à 20 %, parce que tous ceux qui se dopent, savent ce qui se passe [...]. À partir du moment où l'on donne la priorité aux tests, où l'on recense ceux qui s'occupent des athlètes à travers le pays, nous aurons les bonnes données pour savoir qui est qui ».

Concernant son planning, il affirme vouloir disputer un marathon cet automne, qui pourrait être Berlin (24 septembre), Chicago (8 octobre) ou New York (5 novembre). «Fin juillet, je saurai où je vais».

 



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